Dans la ville enflammée,
Une seule passion reste allumée :
La fierté qui jamais ne pourra périr
D'un Troyen qui se voit mourir.
Dans les yeux de Cassandre
Vivent le feu et la cendre
Et aussi l'espoir, timide lueur,
Car Enée a évité le malheur.
Le feu détruit tout sur son passage,
La terre tremble pour ajouter au carnage,
Troie meurt et bascule dans le gouffre
Au milieu du sang et du soufre.
Le futur est dans le cortège d'Enée
Qui, un instant, regarde Troie embrasée,
Où il a laissé son coeur pour l'inconnu.
Les Grecs ont vaincu : Troie a vécu !
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